Contre-enquête

Publié le par Peyo


Réalisé par Franck Mancuso
Avec Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès Blanchot, Aurélien Recoing...
Sortie en salles le  7 Mars 2007
> Bande-annonce <


Vu pendant le Printemps du cinéma, mon avis concernant Contre-enquête s'avère assez mitigé. Dégageons ensemble ce qu'il y'a de positif et de négatif dans ce polar signé Franck Mancuso.

Pour : Il y'a des acteurs qui méritent le détour pour leur seul talent et Jean Dujardin fait partie de cette caste là. Franck Mancuso, le réalisateur, ne s'y est d'ailleurs pas trompé en lui offrant le premier rôle. On pourrait presque être encore surpris de voir Dujardin faire un films aussi marginal mais il est vrai que l'histoire du film et la complexité du rôle ont pu le séduire... Ainsi, derrière sa barbe, il incarne un policier meurtri par l'assassinat de sa fille. Certes, un coupable est rapidement incarcéré mais certains éléments l'amène à faire sa propre contre-enquête.
Forcément, une petite fille violée et assassinée, ça ne peut laisser le spectateur indifférent et nous renvoit à une des faces les plus sombres de l'homme. La réalisation de Mancuso reste pudique, elle joue avant tout sur la douleur de la perte d'un être cher, la difficulté pour un couple de faire son deuil, l'idée de vengeance ou de faire la vérité sur les zones d'ombre...


Contre :
Si Franck Mancuso est un ancien flic qui connait donc bien la maison, il fut aussi scénariste des épisodes du Commissaire Moulin... Et honnêtement, la frontière entre ce type de téléfilm et Contre-enquête est très mince. A-t-on envie de voir un téléfilm sur grand écran ? Le cinéma français produit-il des sous-films ? La question peut se poser... D'autant plus qu'elle semble actuellement surfer sur la réussite de 36, quai des orfèvres. A l'arrivée, même si l'on suit le récit avec attention, le résultat s'avère plus que prévisible et je ne vous parle même pas du twist final qui ne peut retourner que les plus naïfs... Bref, si Jean Dujardin est la caution cinéma du film, le reste s'avère presque moins passionnant qu'un épisode dominical de Faîtes entrer l'accuser...

Conclusion : Critique volontairement dialectique, 291 copies encore disponibles en France et une sortie prochaine en dvd pour vous faire votre propre avis. La note ci-dessous indique que de mon côté, le positif prend légèrement le pas sur le négatif... Un film pas indispensable mais pas désagréable pour autant.


Peyonote : 6/10




Bonus Jean Dujardin sur Peyomedia :

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Publié dans L'après séance...

Commenter cet article

Oliv 19/04/2007 06:53

Article très interressant et recherche de la technique cinematographique passionnante !!

Peyo 10/04/2007 14:11

Logan 1Manu 0^^

Manu R. McFly 10/04/2007 13:48

Après mûre réflexion, je pense que l'hypothèse de Logan est la plus probable en effet. Cachée par un drap noir (ou autre chose), mais bien planquée en effet. ;-) J'étais pas loin ^^

Peyo 10/04/2007 13:40

La valeur ajoutée de Peyomedia : ses lecteurs :-)

Logan 10/04/2007 11:14

C'est un effet de plateau, il n'y a pas de trucage numérique ici, donc exit le fond vert ou les retouches à la palette graphique. De plus, la focale n'est pas si longue que ça : les acteurs sont nets d'un bout à l'autre, le point n'est pas juste fait sur leur visage.
Je vois deux hypothèses possibles :
 
1/ la caméra est cachée, soit derrière un élément de décor (l'abat-jour au milieu, dans le reflet par exemple), soit derrière un borgnole (un drap noir) qui a servi de "réserve de lumière" pour réimpréssionner une autre image par-dessus. Vu la direction de la lumière, il est probable que les projecteurs soient situés bord-cadre de part et d'autre.
 
2/ la glace au fond que l'on croit parallèle au plan caméra est en fait un miroir dichroïque (un miroir qui laisse passer 50% de la lumière et qui en retient 50%), placé à 45° : les acteurs sont bien là où on les voit, mais tout ce qui est dans le reflet est soit à droite, soit à gauche, avec des doublures. Ca expliquerait pas mal de choses, mais à ma connaissance il n'existe pas de miroir dichro d'une telle taille, et s'il existe il doit coûter une fortune...
 
J'ai déjà expérimenté les deux pratiques sur deux films différents, les deux fonctionnent très bien. Etant donné que Contre Enquête n'est doté que d'un faible budget et qu'il n'est pas destiné à être une vitrine technique (ce n'est pas Panic Room), je pencherais pour la première solution, la moins onéreuse.