Cashback

Publié le par Peyo


Réalisé par Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Jodi Michelle Ryan, Stuart Goodwin...
Sortie en salles le 17 Janvier 2007
> Bande-annonce <


Cashback, court-métrage primé dans de nombreux festivals ces trois dernières années, se suffisait-il à lui-même ? Efficace, drôle et sexy, il racontait les tribulations d'un jeune londonien embauché de nuit dans une superette Sainsbury's. Insomniaque, il s'y évadait en figeant le temps et les gens pour mieux contempler le monde et la beauté des femmes. De la lumière blanchâtre des néons, de cet espace où il donnait huit heures de son temps, il effeuillait doucement les clientes et les croquait avec un certain talent... Mais en complétant les 17 minutes du court tourné en 2003 pour en faire un long, Sean Ellis ne s'est-il pas trompé ? Le film actuellement en salles est évidemment loin d'être mauvais mais il n'apporte pas grand chose au court, si ce n'est un prologue beaucoup trop long, un développement des différents personnages et une histoire d'amour peu originale.
Cependant l'essence même du film reste son noyau principal, c'est à dire les 17 minutes du court-métrage trônant au milieu du long. Par ses qualités narratives, sa mise en scène, son atmosphère planante et la beauté visuelle de certains de ses plans, cette partie du film est brillantissime. Mais en brodant autour, l'aspect très homogène de l'oeuvre originale laisse place à un mélange des genres pas toujours bien maîtrisé. De ce fait, Cashback a tendance à s'écarter de temps à autres de son concept initial pour devenir une comédie un brin potache. L'humour anglais dont je suis friand n'est pas responsable, par contre certaines séquences soi-disant drôles auraient pu être évitées. Reste la performance stylistique de l'oeuvre, la photographie et ces femmes d'une beauté so glam !
Celui qui n'a jamais mis les pieds en Angleterre, ne comprendra probablement pas, le culte que nos voisins d'outre-Manche vouent aux playmates et pourra donc être choqué de voir tant de grosses poitrines à l'écran. Mais les Keely Hazeel, Hayley-Marie Coppin, Irene Bagach et Janine- Marie Tinsley s'affichent régulièrement à la une des tabloïds les plus lus d'Angleterre... Toutefois,  sachez chers lecteurs que ce film est avant tout une ode à la beauté féminine servant la création artistique de l'étudiant en question. Cashback n'est-il pas justement le premier film d'un ancien photographe de mode ? Une chose est néanmoins certaine, si le court-métrage est bourré de qualités, sa version longue si sympathique et délicieuse soit-elle, s'oublie assez vite.


Peyonote : 7/10





Cashback : le court-métrage (17 min)

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Publié dans L'après séance...

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Peyo 08/02/2007 23:08

De même.N'hesite pas à revenir ;-)

C.E. 08/02/2007 01:57

sans rancune.
À + Mr Peyo

Shinobipark 03/02/2007 14:35

J'ai fait comme Logan et cliqué sur le lien de ce court métrage plein d'humour et de poésie. Il y a vraiment d'excellentes idées. Mais je suivrais ton avi et m'en tiendrais là ! Biz.

Logan 02/02/2007 17:00

 
Je viens de voir le court-métrage via le lien que tu mets en bas de ton article...
Ce qui m'a surpris, c'est de constater que ces scènes-là ont été réutilisées telles quelles pour le long-métrage,Sean Ellis n'a pas cherché à les refaire, pour y changer quelque chose, tenter de les améliorer... Et finalement c'est une bonne chose : ce passage est parfait tel quel!
 
Pour parler du film en lui-même, je suis maintenant bien obligé de rejoindre, au moins partiellement, ton avis : tout ce qui a été rajouté autour est superflu, l'essentiel, le coeur est dans la version courte.
 
Cependant cela ne change pas mon avis global sur le film : je le trouve très bon, vraiment original, même dans les passages "de remplissage" ou clichés qui sont, je trouve, traités de manière assez inédite ou efficace pour ne pas sembler affaiblir le tout. De nombreuses idées me plaisent beaucoup : la scène de rupture muette et au ralenti, l'employé adepte de kung fu, le match de foot, la présence d'un intrus dans le monde "arrêté", la jeunesse du héros et ses premières approches du sexe opposé...
Et ces ajouts, même inutiles, enrichissent l'univers global et lui donnent plus de consistance pour au final donner un tout plutôt homogène.
 
Sean Ellis semble avoir du talent à revendre, vivement son prochain film!   
 

Peyo 02/02/2007 14:22

J'ai juste été caustique...