Marie-Antoinette

Publié le par Peyo


Réalisée par Sofia Coppola
Avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rose Byrne, Molly Shannon...
Sortie en salles le 24 Mai 2006
> Bande-annonce <


La solitude d'une jeune fille perdue dans le monde où elle vit son apprentissage, tel pourrait être le résumé de Marie-Antoinette, le troisième film de Sofia Coppola. Mais ce résumé là, pourrait tout aussi bien s'adapter à ses précédents films : Virgin suicides et Lost in translation... Rarement une réalisatrice n'aura aussi rapidement imposée son regard et sa sensibilité dans la sphère cinématographique. Mieux, elle dispose avec Kirsten Dunst, de l'interprête idoine pour faire vivre ses si jolies films. D'ailleurs, chacun sait içi combien j'apprécie tout particulièrement l'actrice native de Point Pleasant.
Bien sûr, si l'on se réfère à la véracité historique, Kirsten Dunst ne fait pas vraiment les 35 ans de Marie-Antoinette à sa mort. Mais, comme le film s'interesse plus à sa jeunesse et à sa vie à la cour qu'à sa chute, cette petite erreur n'en est pas une finalement ! J'avais pourtant une crainte, celle de voir la véritable histoire de Marie-Antoinette galvaudée mais force est de constater que Sofia Coppola a su s'entourer et cerne bien son personnage. Marie-Antoinette eût bel et bien du mal à se plier aux différents cérémonials de la cour à son arrivée, tout comme elle aimait les coqueteries et les fêtes couteuses. En s'inspirant des biographies de Evelyne Lever et Antonia Fraser surtout, Sofia Coppola se focalise donc plus sur la vie privée et les émotions de Marie l'autrichienne. L'influence politique de cette dernière sur le roi Louis XVI au fil des années n'est pas évoquée, son impopularité au sein du peuple à peine effleurée... Le portrait se veut donc  évidemment humain, un tantinet romancée, mais c'est un choix tout à fait compréhensible si l'on accepte la vision artistique de Sofia Coppola.
Là où la réalisatrice innove et surprend, c'est dans l'accompagnement de son personnage principal. La musique pop-rock (New-order, Air, Phoenix...) dynamise en effet le récit et nous rapproche des péripéties de la jeune reine... Les plus avertis auront par ailleurs remarqués une paire de Converse mauve laissé volontairement dans le champ d'une scène d'essayage d'escarpins. Clin d'oeil et volonté délibérée d'affirmer le côté léger et décalé de son oeuvre ? Assurément. Ce film est aussi truffée de plans contemplatifs d'une infinie beauté qui ne sont pas sans rappeler certains plans de Virgin suicides. Pour autant, malgré la qualité évidente de l'ensemble et mon penchant pour Kirsten Dunst (certains plans la concernant ne laissent pas indifférent), je trouve que le film manque de souffle et traine un peu trop en longueur. A trop vouloir insister sur certains points et moins sur d'autres, le récit sonne parfois creux et plombe notre interêt... Il n'en demeure pas moins que le tout n'est absolument pas dénué de charme et mérite évidemment d'être vu !


Peyonote : 7/10




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Publié dans L'après séance...

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Peyo 29/06/2006 01:11

No pb, je ferais de même prochainement++

neil 28/06/2006 17:57

Merci pour tes messages :-)Si tu me le permets c'est avec plaisir que je t'ajouterais à mes liens "_"@ plus

Peyo 27/06/2006 20:38

Merci et bienvenue à toi, Neil...Je passerais prochainement sur ton blog ciné, à très bientôt donc içi ou là-bas ;-)Peyo

neil 27/06/2006 11:16

Salut, je viens de découvrir ton site que je trouve très sympa. ET je suis globalement d'accord avec ton analyse, je trouvais que le film tournait un peu en rond au bout du compte...

Peyo 12/06/2006 03:32

Moi aussi Oliv, moi aussi ^^