Angel-A

Publié le par Peyo


Réalisé par Luc Besson
Avec Jamel Debbouze, Rie Rasmussen, Gilbert Melki, Serge Riaboukine...
Sortie en salles le 23 Décembre 2005


Paris est une ville magnifique, Rie Rasmussen une bien jolie jeune femme et Jamel Debbouze un excellent comédien... Mais ajoutez-y un Besson en manque d'idées, de souffle et surtout d'un scenar' consistant, vous aurez un film d'une platitude affligeante. Angel-A n'est pas un mauvais film mais après sept ans d'absence derrière la caméra, j'attendais un peu plus de Luc Besson bien que je ne sois pourtant pas fan de ses films en général, excepté Subway ou Le Grand Bleu. Le tournage d'Angel-A s'est effectué cet été à Paris, rien n'a filtré pendant des mois jusqu'à l'apparition de la bande-annonce début décembre. Beaucoup de secrets pour pas grand chose en fait... Un homme qui traine sa misère, un ange qui tente de le sauver et se prend d'affection pour lui, ça rappele quelque peu Les ailes du désir de Wim Wenders ou encore La cité des anges de Brad Silberling.
Problème pour Angel-A, si le noir et blanc donne une touche Doisneau très plaisante au film, la beauté de ce choix ne sauve pas le reste : les dialogues sont assez pauvres et la morale qu'on voit arriver à des kilomètres est quelque peu niaise. Besson nous offre tout de même quelques jolis plans de caméra mais on se souviendra surtout du duo Jamel - Rie Rasmussen... Le petit mal rasé et la grande blonde filiforme à la plastique irréprochable sont véritablement les principaux atouts d'un film un peu longuet.
J'ouvre une paranthèse, si vous connaissez pas Rie Rasmussen, je vous invite à la découvrir dans Femme fatale de Brian de Palma, sorti en salles en 2002. Là encore, le film se déroule à Paris et s'il a divisé la critique, je vous conseille vivement de le voir, fin de la parenthèse et fin de la critique par la même occasion.



Peyonote : 5/10




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Publié dans L'après séance...

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Kawat' 06/05/2006 12:41

Contrairement à vous j'ai beaucoup aimé Angel-A , j'ai fais totale abstraction sur tout plein de choses.comme le fait que se soit un Besson (j'ai toujours fait en sorte d'éviter l'influence médiatique )
J'ai totalement adoré l'acteur Debbouze et non pas les clichets livrés à l'écran par Bésson . Djamel Debbouze est incroyablement humain dans son rôle , et ça en total contradiction avec le comique rebeux des Yvelines que l'ont connait depuis un moment , ce qui donne une approche étrange lorsqu'on s'attend a le voir fesant le clown de cité .Il est touchant , sensible avec ses faiblesses , car je pense que ce qui parle à certain(comme moi) est justement qu'on à un peu tous quelque chose de ce personnage paumé et qui pense que fuir est la solution.j'espre que vous comprendrez que c'est ça que j'ai aimé dans ce film , et non tout les clichets mis en scéne par Bésson .
En contrepartie je suis tout à fait de ton avis Peyo sur le coté "Doisneau" du noir et blanc
Mais je n'irais pas dire , comme NYS Arlette , merci à Luc Bésson (je ne suis pas oublié la triple couche de merde en boite que j'ai du bouffer avec Taxi ni les Yamakamachinstrucs que Mr Bésson à subventionné) , mais merci à Djamel Debbouze car avec ce film , un dimanche soir ou mon moral était parti faire un tour dans les égoux , il m'a insufflé une dause énorme de positivisme .

Oliv. 30/01/2006 02:40

Je suis complétement d'accord avec toi sur ce film. Très bons acteurs, Paris est magnifique mais le reste est bien moyen. J'ajouterais juste que la scène du miroir entre Jamel et Angel-A est vraiment magnifique !

seb 05/01/2006 15:03

Hello, je pense que je suis d'accord avec toi, le film se laisse regarder, sans plus. On en ressort avec de bien belles images de la ville lumière. Bien noté, je pense.
Salutations, et meilleurs voeux !

Peyo 03/01/2006 15:12

Salut NYS ArletteTon message serait ironique qu'il serait la meilleure critique jamais lu concernant ce film... Mais apparemment tu blagues pas ^^

NYS Arlette 03/01/2006 14:45

j'ai adoré ce film. Je l'ai ressenti  comme une recherche intérieure, avec plein de symboles universels. La beauté des images ainsi que les paroles m'ont subjuguée, je suis sortie de la salle de cinéma, légère comme une plume.
J'y ai retrouvé des idées philosophiques, psychologiques, humaines, merci Luc Besson pour cette leçon de vie.