
Réalisé par Larry Charles
Avec Sacha Baron Cohen, Ken Davitian, Pamela Anderson
Sortie en salle le 15 Novembre 2006
> Bande-annonce <
Avec Sacha Baron Cohen, Ken Davitian, Pamela Anderson
Sortie en salle le 15 Novembre 2006
> Bande-annonce <
Le film le plus drôle de l'année selon le magazine Première n'est en fait qu'une bouffonnerie d'1h30 au souffle court. Certes, Sacha Baron Cohen habite totalement son personnage mais de là à en faire un tel buzz ? Plus proche de Jackass et Michael Youn que de Michael Moore, Borat est un condensé d'âneries censé charger le modèle américain. Un pseudo journaliste kazakh qui traverse les Etats-Unis d'Est en Ouest pour rencontrer Pamela Anderson, voilà la trame principale de ce pseudo-film. Sur son chemin, ce con de Borat (misogyne, raciste, antisémite...) croise d'autres cons (jeunes et vieux américains moyens) et les différentes situations sont censés révéler les préjugés de la société américaine. Entre réalité et fiction, le mélange des genres est parfois épique mais hélas peu instructif. Borat fait caca en plein Wall Street, Borat s'attaque à l'hymne américain, Borat se bat tout nu dans les couloirs d'un hôtel, bref les dix commandements à la mode kazakh...
Ah c'est sûr, les branleurs du fond de la salle ont bien rigoler, pas moi. Pas une question de cinquième degré, ce n'est juste pas drôle. Un ours dans une caravane, une poule dans une valise, un gros tout nu et des vrais américains tout autour, je vois pas ce qu'il y'a de corrosif, subversif, trash et hilarant. Evidemment, Sacha Baron Cohen brave tout les interdits et joue la provoc' à 200% mais je continue à croire que la connerie amène la connerie. De ce fait, la pantalonnade consterne plus qu'elle ne décape et ne nous apprend rien de plus que ce que l'on ne savait déjà. Hormis les dix premières minutes quand Borat nous présente son Kazakhstan et le passage où sont réunis les pentecôtistes, on ne peut pas dire que la comédie soit menée tambour battant. Il ya en effet un énorme fossé entre le personnage interprété par Sacha Baron Cohen (energique, instinctif) et le montage (lent, laborieux et sans véritable rythme). En outre, j'en viens aussi à me demander si Borat n'aurait pas mieux fait de rester là où il était, c'est à dire à la télévision. Autre problème, Borat n'est plus un personnage de television, ni même un film mais un pur produit marketing, quelque chose d'insidieux qui a contaminé l'occident sans crier gare. Une vaste supercherie qui dans quelques mois ramassera d'autres pépètes pour la sortie du dvd (coffret incluant des raquettes de ping-pong, une fausse moustache, le costard et un making-of commercial de cinq minutes). En même temps, il va bien falloir payer les différents procès collant au cul de la production.
Ah c'est sûr, les branleurs du fond de la salle ont bien rigoler, pas moi. Pas une question de cinquième degré, ce n'est juste pas drôle. Un ours dans une caravane, une poule dans une valise, un gros tout nu et des vrais américains tout autour, je vois pas ce qu'il y'a de corrosif, subversif, trash et hilarant. Evidemment, Sacha Baron Cohen brave tout les interdits et joue la provoc' à 200% mais je continue à croire que la connerie amène la connerie. De ce fait, la pantalonnade consterne plus qu'elle ne décape et ne nous apprend rien de plus que ce que l'on ne savait déjà. Hormis les dix premières minutes quand Borat nous présente son Kazakhstan et le passage où sont réunis les pentecôtistes, on ne peut pas dire que la comédie soit menée tambour battant. Il ya en effet un énorme fossé entre le personnage interprété par Sacha Baron Cohen (energique, instinctif) et le montage (lent, laborieux et sans véritable rythme). En outre, j'en viens aussi à me demander si Borat n'aurait pas mieux fait de rester là où il était, c'est à dire à la télévision. Autre problème, Borat n'est plus un personnage de television, ni même un film mais un pur produit marketing, quelque chose d'insidieux qui a contaminé l'occident sans crier gare. Une vaste supercherie qui dans quelques mois ramassera d'autres pépètes pour la sortie du dvd (coffret incluant des raquettes de ping-pong, une fausse moustache, le costard et un making-of commercial de cinq minutes). En même temps, il va bien falloir payer les différents procès collant au cul de la production.
Peyonote : 3,5/10

par Peyo
publié dans :
L'après séance...






























