
Réalisé par Gustave Kevern & Benoit Délépine
Avec Gustave Kevern, Benoit Délépine, Velvet, Fernando Arrabal...
Sortie en salles le 13 Septembre 2006
> Bande-annonce <
Avec Gustave Kevern, Benoit Délépine, Velvet, Fernando Arrabal...
Sortie en salles le 13 Septembre 2006
> Bande-annonce <
Comment parler d'Avida ? Répêter les choses lus ça et là comme le font la plupart des blogueurs ? Sans moi. Ce serait d'ailleurs faire injure à nos deux auteurs du jour : messieurs Kevern et Délépine, trublions du paf grolandais. Deux ans après Aaltra, à l'époque saluée par la critique, le noir et blanc charbonneux est à nouveau le terrain visuel de nos deux compères. Ode au surréalisme jusque dans le titre qui fait référence à Dali, Avida est une oeuvre mystérieuse et non formatée. Un brin de folie sur fond gris, de l'étrange à l'absurde, de l'humour noir jusqu'aux actes les plus foncés de l'homme. De ces silences qui n'en disent pas toujours longs, de ces scènes qui se succèdent, le spectateur sourit (souvent) et s'interroge (la plupart du temps). Objet énigmatique qui plait ou déplait, Avida n'est pas un film ennuyeux. La trame est certes lente et les intentions pas toujours lisibles, il n'en demeure pas moins qu'il se dégage de cet oeuvre quelque chose d'unique, de jamais vu. Marginal et pourtant accessible à tous, si tant est qu'on soit un minimum receptif... Je revois Fernando Arrabal en picador pour rhinocéros, je repense à Albert Dupontel en garde du corps peu académique, au taxidermiste qui fait rire toute une salle de cinéma par ces mots : "c'est bien hein ? C'est bien ?... Hein, c'est bien ?... C'est bien. C'est bien ?... Hein ? C'est bien ?..." Sacré tour de force, le film fait (sou)rire sans dialogues. Il nous plonge dans la folie de ces personnages jusqu'à entendre leurs pensées. Il est sourd-muet, les deux autres se shootent à l'anesthesiant pour elephants, elle est grosse et veut mourir, son chien n'a pas survécu à son rapt, le lion l'a mangé, le terril est interminable, ils vivent là haut dans des armoires, la mer au bout, la montre et le tableau, j'en dis trop... Ca vous parait décousu ? Alambiqué ? Je ne fais pourtant que relater Avida : oeuvre à part, touchante et cruelle, atypique et totalement barrée.
Peyonote : 7/10

par Peyo
publié dans :
L'après séance...






























