
Réalisé par Eric Toledano & Olivier Nakache
Avec Jean-Paul Rouve, Marilou Berry, Omar Sy, Julie Fournier...
Sortie en salles le 28 Juin 2006
> Bande-annonce <
Avec Jean-Paul Rouve, Marilou Berry, Omar Sy, Julie Fournier...
Sortie en salles le 28 Juin 2006
> Bande-annonce <
Du haut de mes 26 ans, je vois 23 colos dans mon rétroviseur... Tombé dedans quand j'étais petit en raison de parents directeurs de centre de vacances l'été venu, le Peyo a tout connu, tenu tout les rôles possibles : colon, enfant du personnel, plongeur, aide-animateur puis animateur. Dans une vie, gosse ou anim, on n'oublie jamais ces instants là ! Enfant, on y connait nos premières amourettes, nos premières boums. Adulte, on y fait le meilleur boulot qui puisse exister le temps d'un été... Certes, c'est crevant et c'est beaucoup de responsabilités sur les épaules mais une fois les enfants couchés, les soirées entre animateurs et personnel de service (les traditionnels cinquièmes qui suivent la réunion) permettent à l'équipe de souffler, de se retrouver et évidemment de draguer l'animatrice qu'on a pu repérer sur le quai de la gare au tout premier jour...
Avec leurs yeux d'anciens animateurs devenus réalisateurs de films, Eric Toledano et Olivier Nakache ont eu cette chance de pouvoir transposer à l'écran leurs souvenirs de colos. Nos jours heureux tente donc de résumer trois semaines de colo en 1h43, chose pas forcément évidente à retranscrire. Du coup, et c'est fort logique, l'addition de certaines scènes prennent parfois des tournures quelque peu surréalistes. Malgré leur expérience du milieu, les deux réalisateurs sont aussi parfois tombés dans la facilité. Alors que le thème principal du film est une véritable mine d'or, la mise en scène n'est hélas pas irréprochable. Pourquoi faut-il que les animateurs crient ou gueulent sur un enfant pour soi-disant provoquer des situations comiques ? Est-ce vraiment pertinent et réaliste qu'une équipe d'animation critique ouvertement leur directeur ? Pire, si les jeux amoureux entre un animateur et une animatrice lors d'un séjour sont réels, jamais ils ne se font en présence des enfants. Là encore, messieurs Toledano et Nakache, vos choix laissent à désirer.
La colonie de vacances qui nous est proposée n'est donc clairement pas un modèle du genre mais avec 1h43 de film, il était difficile de ne pas empiler certaines situations extrêmes de colos. Mais le gros point noir de Nos jours heureux, c'est la période choisie pour situer la colonie de vacances : l'été 1992. Tant sur le plan vestimentaire que sur le look, ni les enfants, ni les animateurs n'ont le profil de l'époque. Je ne comprendrais jamais comment l'on peut passer à côté de tels détails !
Pour autant, si l'on note donc quelques lourdeurs, l'ensemble reste plus qu'agréable... Notamment parce que le film met avant tout l'accent sur l'équipe d'animation (même si pour ma part, j'aurais bien plus accentué ce choix-là). Il n'ya par ailleurs pas grand chose à reprocher à la distribution du film. Jean-Paul Rouve est vraiment touchant dans ce rôle de jeune directeur de centre de vacances, Marilou Berry est plus vraie que nature, Omar Sy apporte sa joie de vivre et Jean Benguigui est un cuisinier bien particulier. Je suis toutefois moins emballé par les prestations de Julie Fournier (la jolie brune) et Joséphine de Meaux (l'hystérique). Reste la nostalgie que peut provoquer en chacun de nous ce film : les confitures Valade, les actions ou vérité sous la tente, les grands jeux (Olympiades, kermesse), les soirées entre animateurs, les engueulades, les fous rires, la tension, l'adrénaline et les maux de gorges de fin de colo... La dernière demi-heure de Nos jours heureux étant assurément la partie la plus maitrisée et la plus touchante. Qu'on se le dise, enfants et adultes, ça sent bon l'été !
Avec leurs yeux d'anciens animateurs devenus réalisateurs de films, Eric Toledano et Olivier Nakache ont eu cette chance de pouvoir transposer à l'écran leurs souvenirs de colos. Nos jours heureux tente donc de résumer trois semaines de colo en 1h43, chose pas forcément évidente à retranscrire. Du coup, et c'est fort logique, l'addition de certaines scènes prennent parfois des tournures quelque peu surréalistes. Malgré leur expérience du milieu, les deux réalisateurs sont aussi parfois tombés dans la facilité. Alors que le thème principal du film est une véritable mine d'or, la mise en scène n'est hélas pas irréprochable. Pourquoi faut-il que les animateurs crient ou gueulent sur un enfant pour soi-disant provoquer des situations comiques ? Est-ce vraiment pertinent et réaliste qu'une équipe d'animation critique ouvertement leur directeur ? Pire, si les jeux amoureux entre un animateur et une animatrice lors d'un séjour sont réels, jamais ils ne se font en présence des enfants. Là encore, messieurs Toledano et Nakache, vos choix laissent à désirer.
La colonie de vacances qui nous est proposée n'est donc clairement pas un modèle du genre mais avec 1h43 de film, il était difficile de ne pas empiler certaines situations extrêmes de colos. Mais le gros point noir de Nos jours heureux, c'est la période choisie pour situer la colonie de vacances : l'été 1992. Tant sur le plan vestimentaire que sur le look, ni les enfants, ni les animateurs n'ont le profil de l'époque. Je ne comprendrais jamais comment l'on peut passer à côté de tels détails !
Pour autant, si l'on note donc quelques lourdeurs, l'ensemble reste plus qu'agréable... Notamment parce que le film met avant tout l'accent sur l'équipe d'animation (même si pour ma part, j'aurais bien plus accentué ce choix-là). Il n'ya par ailleurs pas grand chose à reprocher à la distribution du film. Jean-Paul Rouve est vraiment touchant dans ce rôle de jeune directeur de centre de vacances, Marilou Berry est plus vraie que nature, Omar Sy apporte sa joie de vivre et Jean Benguigui est un cuisinier bien particulier. Je suis toutefois moins emballé par les prestations de Julie Fournier (la jolie brune) et Joséphine de Meaux (l'hystérique). Reste la nostalgie que peut provoquer en chacun de nous ce film : les confitures Valade, les actions ou vérité sous la tente, les grands jeux (Olympiades, kermesse), les soirées entre animateurs, les engueulades, les fous rires, la tension, l'adrénaline et les maux de gorges de fin de colo... La dernière demi-heure de Nos jours heureux étant assurément la partie la plus maitrisée et la plus touchante. Qu'on se le dise, enfants et adultes, ça sent bon l'été !
Peyonote : 6.5/10

par Peyo
publié dans :
L'après séance...





























